Vers et Prose

avril-septembre 1911

 

Tancrède de Visan

 

Cette nouvelle œuvre de Gide est très différente des précédentes, sans être pour cela moins exquise. C’est plutôt une nouvelle qu’un roman, nouvelle pleine d’inquiétude et de mystère. Les hôtes plus ou moins dégénérés de ce vieux château normand se meuvent à travers un monde de silence et de fantômes. A mesure qu’on lit Isabelle on se sent davantage pénétré par l’humidité du paysage et par je ne sais quel frisson de légende. Ce conte à la manière du XVIIIe siècle s’entoure d’une sorte d’atmosphère chère à Edgar Poe. Et tout cela émeut profondément.

Retour au menu principal