Revue Indépendante

Juin 1892

 

Yves Bonnamour

 

Des Poésies d'André Walter je ne dirai qu'un mot : elles eussent gagné à ne point voir le jour. La publication des Cahiers d’André Walter nous avait ému naguère comme la révélation exquise d'une âme très à part dont la sensualité suraiguë et l'inexprimable tendresse nous avait subjugué. Les quelques poésies que nous venons de lire ne corroborent aucune de ces délicieuses sensations de naguère. C'est très sincèrement que nous le regrettons. Nous attendons mieux de M. André Gide : il est trop bien doué pour s'en tenir là.