L’Humanité

Mai 1933

 

[anonyme]

 

 

Réception vibrante des délégués ouvriers retour d’U.R.S.S

 

Sous la présidence d’André Gide une foule immense acclame à Bullier les grandes réalisations soviétiques

En un langage simple et précis, les délégués réfutent les calomnies des ennemis de classe

 

Une foule immense, ardente, enthousiaste se pressait hier dans la vaste salle Bullier, pour acclamer les réalisations soviétiques. La salle, les travées, les galeries étaient bondées.

 

A 21 heures, Grenier, secrétaire des « Amis de l'UR.S.S. » propose le bureau suivant :

 

Président d’honneur : André Gide, Professeur Langevin, Maxime Gorki, Walter Stocker, secrétaire international des Amis de l’U.R.S.S. Tous ces noms sont acclamés par la salle enthousiaste.

 

La présidence effective est assurée par Jean Lurçat, artiste peintre, membre le l'A.E.A.R, assisté de toute la délégation ouvrière en U.R.S.S. que Grenier présente aux applaudissements des travailleurs et de l’écrivain Jean Cassou.

 

Dès que les membres du bureau prennent place sur la tribune, une ovation indescriptible monte de la salle. Des milliers de travailleurs se dressent, acclament Gide, présent, qui courageusement s’est mis au service de la défense de l'Union Soviétique.

 

L’Internationale, ce chant qui porte tous les espoirs des travailleurs, s'élève de l’immense vaisseau. Longuement, les strophes de Pottier emplissent la salle. On acclame Cachin, Vaillant-Couturier, les soviets.

 

La parole est à Rambert, délégué des grévistes de Citroën.

 

Le camarade est accueilli aux cris de « Citroën ! Hou ! Hou ! Citroën ! Hou ! » montrant la solidarité des travailleurs parisiens avec les grévistes de Citroën.

 

Et voici que de la tribune, chanté par les 21 délégués, monte le chant des partisans rouges. Simplement, mais avec fougue, Rambert parle au milieu du silence de la salle.

 

Quand je suis parti, j’étais un ouvrier sans parti. Je ne savais pas dans quelle voie me diriger. J’allais plutôt vers les chrétiens sociaux…Aujourd’hui, j’ai vu. J’ai visité la Russie et l’Allemagne.

[Article incomplet]